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Nouvelles

Abats d’orignaux et champignons sauvages

Publié le 2011-09-21

Faites en sorte que vos dégustations automnales soient sécuritaires!

Rouyn-Noranda, le 20 septembre 2011 – L’automne qui frappe à nos portes annonce le retour de certaines activités de loisirs très prisées dans la région. C’est le cas de la chasse et de la cueillette de champignons sauvages. L’Agence de la santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue vous rappelle les conseils de base à suivre afin de vous assurer de consommer de façon avertie, vos trophées de chasse et de cueillette!

La modération a bien meilleur goût!
Deux des organes des bêtes abattues dans la région contiennent des teneurs élevées en cadmium, un métal toxique qui s’accumule dans l’organisme au fil du temps. C’est le cas des reins (rognons) des orignaux et des ours noirs. Leur foie présente aussi une concentration importante de cette substance, bien que moindre que celle que l’on retrouve dans les reins.

L’Agence recommande donc d’éviter de consommer les reins de ces deux espèces et de limiter la consommation de leur foie à quelques repas seulement par année.

S’il n’a pas d’effets immédiats sur la santé, le cadmium peut causer des problèmes à long terme. Il endommage plus spécifiquement les reins. De façon générale, la population absorbe presque l’équivalent de la dose maximale acceptable de cadmium chaque jour, avant même d’avoir consommé des abats d’animaux. C’est pourquoi la modération s’impose.

Les autres organes de l’orignal et de l’ours noirs, comme le cœur, la langue et les muscles (la viande), ne sont pas contaminés par le cadmium et peuvent donc être consommés sans restriction.

Dans le doute, mieux vaut s’abstenir
Si elle rejoint moins d’adeptes que la chasse, la cueillette de champignons sauvages gagne tout de même en popularité dans la région. Bien que la majorité des champignons qui poussent en Abitibi-Témiscamingue soient inoffensifs et que les espèces comestibles les plus usuelles (pleurotes, chanterelles, morilles, lactaires, etc.) soient habituellement facilement identifiées par les amateurs, la présence de quelques espèces vénéneuses (entre autres l’amanite vireuse, l’amanite bisporigène et l’amanite tue-mouches) nous oblige à recommander aux cueilleurs de redoubler de prudence.

Afin de prévenir les risques d’intoxication, l’Agence invite les amateurs de mycologie à bien identifier leurs spécimens à l’aide de la documentation appropriée et à ne pas les consommer si le moindre doute subsiste.

Si vous croyez être victime d’une intoxication aux champignons, contactez sans tarder le Centre antipoison du Québec au 1 800 463-5060.

En cas de symptômes sévères ou persistants, présentez-vous à l’urgence en emportant avec vous, si possible, un spécimen du champignon que vous avez consommé. Cela pourrait aider à déterminer s’il est vraiment la cause de vos malaises.

Toujours afin de pouvoir apprécier en toute sécurité le goût rare et délicat des champignons sauvages, l’Agence vous invite également à consulter un complément d’information disponible sur son site internet, à l’adresse suivante : www.sante-abitibi-temiscamingue.gouv.qc.ca.

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